jeudi 12 novembre 2009

FETE DU 17 MAI

FETE DE NOTRE ASSOCIATION, LE 17 MAI 2009

La fête que notre Association a organisée le 17 Mai 2009 à la maison de la Grèce a été couronnée de succès. La salle était archicomble des visiteurs Grecs et Français philhellènes et nous avons inscrits un grand nombre des nouveaux adhérents.

Ci-dessous les brefs discours de Dimitri Pantelidis (Président) de Yannis Mavrakakis (Secrétaire général), et de Mr Alexandre Mitzalis (membre)

Mr Pantelidis

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

La lutte que nous menons pour le retour des marbres du Parthénon a Athènes, concerne tous les Hellènes et Philhellènes de France.

Ensemble nous pouvons réussir en unissent nos efforts autour de cette juste et noble cause.

Le Parthénon, symbole universel de la civilisation, reconnu comme tel de tous et même par ceux qui l’ont démembré et pillé, reste néanmoins le seul monument national et historique en Europe, qui attend encore le retour des ses marbres volés.

Rien ne justifie aujourd’hui la détention des ces Marbres par la Grande Bretagne qui devrait les rendre au Parthénon car ils lui appartiennent.

Aucun peuple ne peut accepter une telle injustice, sans réagir.

Notre association est décidée à poursuivre sa lutte malgré les obstacles qu’elle rencontre.

C’est grâce aux efforts de nous tous que les Marbres du Parthénon reviendront un jour, sur l’Acropole d’Athènes.

Adhérez sans tarder à notre association. En défendent cette cause nous défendons aussi notre dignité et nous gagnons l’estime et le respect des autres peuples.


Dimitri Pantelidis



ACTIONS ET PROJETS DE NOTRE ASSOCIATION
Par Yannis Mavrakakis

ACTIONS
· Notre association organise des Manifestations culturelles d’information et de sensibilisation de l’opinion publique pour la défense de notre cause, qui est le retour des marbres du Parthénon à leur lieu d’origine, l’Acropole d’Athènes.

· De groupes de notre association ont effectué des visites de protestation pacifiques devant les fragments des frises pillés au British Muséum et au Louvre.

· Nous avons crée un site et un blog d’information sur Internet, suivi d’un courrier pour diffuser ces adresses électroniques à toutes les associations helléniques et philhellènes francophones, ainsi qu’aux associations des professeurs du Grec ancien en France.

· Nous avons écrits de lettres ainsi que des emails aux différents autorités, tels que le Premier Ministre Anglais, le directeur du British Muséum, le ministre de la culture Français, le Pape, et le directeur général de l’Unesco pour demander le retour des frises au nouveau musée de l’Acropole.

· Nous avons adressé des lettres aux autorités Grecques pour dénoncer l’inertie des certains technocrates quant a la requête de la Grèce pour le retour des marbres à Athènes.

· Des membres de notre association ont écrit des articles à des journaux Grecs en faveur de notre cause, et en France nous diffusons des tracts d’information ainsi qu’un bulletin avec des articles sur le pillage des Marbres par Lord Elgin.

PROJETS
· Nous projetons d’organiser une grande fête culturelle à la Sorbonne à Paris.
· Une visite au nouveau Musée de l’Acropole s’il y a suffisamment des participants.
· Une nouvelle visite au British Muséum en collaborant avec plusieurs associations Européennes qui ont les mêmes objectifs.

Je termine en vous disant que nous sommes ouverts à toutes les propositions et les idées qui peuvent faire faire avancer notre cause.
On vous incite tous d’écrire un email aux autorités Anglaises sollicitant le retour des marbres au nouveau musée de l’Acropole. ( Des modèles de ces emails en anglais avec les adresses correspondantes existent dans notre blog : http://www.myspace.com/retour_au_parthenon)





UN PLAIDOYER POUR LE RETOUR DES FRISES DU PARTHENON DU BRITISH MUSEUM AU NOUVEAU MUSEE DE L’ACROPOLE
PAR ALEXANDRE MITZALIS

Le but de cette intervention est de démontrer la différence de points de vue entre le poète grec Constantin Cavafy et le poète anglais lord Byron, sur une question d’éthique*.
Mettant en parallèle « Les Thermopyles » du premier et « La Malédiction de Minerve » du second, si nous remplaçons le mot Thermopyles par Parthénon, nous avons les données souhaitées pour une comparaison. C. Cavafy dans son poème fait un vibrant hommage au sacrifice de 300 hoplites lacédémoniens et à Léonidas, roi de Sparte, mais il ne s’arrête pas là. Le poète va au delà de l’événement historique pour atteindre les sphères de l’humain et de l’universel. Nous lisons :

Les Thermopyles
Honneur à ceux qui, dans leur vie,
se sont donné pour tâche, la garde des Thermopyles.
Jamais ne s’écartant du devoir ;
intègres et justes dans tous leurs actes,
mais avec indulgence et pitié ;
généreux s’ils sont riches, et s’il leur arrive
d’être pauvres, généreux dans leur modestie,
et secourables autant qu’ils le peuvent ;
se faisant fort de parler vrai,
mais sans haine pour ceux qui ont failli.

Nous verrons par la suite combien est différente la position de Lord Byron, impitoyable et plein de mépris pour Lord Elgin, le spoliateur des frises du Parthénon.

Et Cavafy finit son poème serein et imperturbable dans la fatalité du destin :

Et plus d’honneur encore leur soit rendu
lorsqu’ils prévoient (et nombreux sont ceux qui prévoient)
qu’ Ephialtès pour finir va se manifester,
et que les Mèdes, un jour, finiront par passer.*

Il est évident que « Les Thermopyles » (comme le « Parthénon ») deviennent un symbole pour signifier la défense désespérée d’une cause noble. C’est une expression très courante en Grèce pour quelqu’un qui se bat désespérément. Alors nous disons : « C’est un homme qui défend des Thermopyles ».
Ainsi Cavafy prône « indulgence et pitié » et « absence de haine pour ceux qui ont failli ». Aux antipodes de Cavafy, lord Byron dans son poème « La malédiction de Minerve » fait une critique acerbe, sans pitié, de lord Elgin, le voleur des frises, le spoliateur du temple d’Athéna.
Voici quelques extraits de ce long poème où le poète de « Manfred » et de « Pélérinage de Childe Harold » n’épargne aucun des pilleurs du Parthénon, même pas l’Angleterre, son propre pays et ne leur trouve aucune excuse.
Athéna parle à lord Byron en faisant référence à Elgin. Après une courte introduction, le poète évoque l’apparition de Minerve devant lui : « Mortel, dit-elle, la rougeur qui couvre ton visage m’annonce que tu es Anglais, nom autrefois glorieux d’un peuple le premier en puissance et en liberté, descendu aujourd’hui dans l’estime du monde… Echappé aux ravages des Turcs et des Goths, il a fallu que ton pays envoyât ici un spoliateur qui les surpassât tous. Regarde ce temple vide et profané : compte les débris qui lui restent encore… ».
Et la déesse, s’adressant à Lord Byron continue ses brimades et ses accusations envers Elgin : « Mortel, entends en silence mes ordres irrévocables. D’abord ma malédiction tombera sur la tête de l’auteur de ce forfait, sur lui et sur toute sa postérité… Qu’il demeure donc éternellement, statue immobile , sur le piédestal du mépris. Mais ce n’estpas seulement lui que frappera ma vengeance ; elle s’étendra aussi sur l’avenir de ta patrie… ».*
La déesse protectrice d’Athènes n’arrête pas de lancer ses foudres contre les voleurs des marbres . Dans son long poème, Byron ne trouve aucune excuse au maudit pilleur de frises et il jette l’anathème sur Elgin et sur toute l’Angleterre.
Ainsi devant les malheurs de l’histoire, Cavafy est un stoïque tandis que Byron brandit, tel un archange, son épée contre les auteurs de la profanation du Parthénon. Pour le poète anglais qui, de son vivant, était l’idole de toute l’Europe et, selon les termes d’Alfred de Musset, « Pendant toute sa vie cherchait pour qui mourir », pour finir sa vie à Missolonghi à trente-six ans, en 1824, aux côtés des combattants grecs, nous n’avons que des mots de gratitude. Les membres de l’Association « Retour au Parthénon » ne peuvent que s’incliner devant son intransigeance pour le bien et la justice. Que sa mémoire éclaire toujours les philhellènes et qu’elle soit toujours vivante pour inspirer les dirigeants de son pays. Nous autres qui réclamons les marbres, nous méditons sur l’indulgence que prône Cavafy, mais nous saurons être tenaces dans cette démarche des citoyens pour leur culture. Il n’y a pas d’autre mot pour exprimer la colère que nous éprouvons pour le pillage d’Elgin et nous espérons une compréhension, un geste de l’Angleterre pour qu’enfin les marbres soient les Pierres de l’Honneur et non les marbres de feu de la passion. C’est ce qu’exigent le droit et la morale internationale, valeurs auxquelles toute l’Europe est attachée. A l’instar de Cavafy, nous pouvons dire en finissant cette intervention :

Honneur à ceux qui, dans leur vie,
se sont donné pour tâche la garde des Parthénons.


Alexandre MITZALIS

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* Traduit de l’anglais par Benjamin Laroche
* Traduit du grec par Dominique Grandmont

mercredi 1 avril 2009

La manifestation culturelle annoncée en Janvier est reportée

LES « ΕΦΙΑΛΤΕΣ » DU PARTHENON


A l’occasion de la manifestation culturelle et la projection du film «Les secrets du Parthénon » de Garry Glassman le 24 Janvier 2009, à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris, un incident incroyable est survenu que je porte à votre connaissance ci-dessous :

Après la projection du film et vers la fin du débat qui a suivi entre les professeurs d’architecture français et le public, j’ai posé la question suivante : « Pouvez vous nous dire, s’il vous plaît, quand les marbres du Parthénon retourneront enfin à leur lieu d’origine à Athènes ? ».

J’avais à peine terminé ma question qu’un individu très excité s’est écrié : « Je suis grec mais les anglais ont raison de garder les marbres au British Muséum car ils les ont achetés aux Turcs quand la Grèce n’existait pas ».

Il a parlé longtemps devant les professeurs et le public et, en me désignant du doigt, a terminé avec cette phrase : « Vous n’aurez jamais les marbres ».
Les faux arguments qu’il a exposés même monsieur MacGregor le directeur du British Muséum n’oserait pas les utiliser.

J’ai lui ai répondu que les marbres du Parthénon n’ont jamais été à vendre, et une invitée a cette manifestation, éminente archéologue française, est intervenue pour protester contre ses déclarations inexactes.

Bien entendu, à la fin de la manifestation, plusieurs grecs présents dans l’assistance lui ont demandé des explications pour son attitude indigne d’un grec.
« Il est bien connu que ceux qui servent les intérêts étrangers aux détriment de leurs pays, sont plus durs que leurs maîtres ».

Mais ce qui m’a attristé le plus c’est quand j’ai appris que ce « monsieur » accompagnait la ministre de la Grèce auprès de l’UNESCO à Paris, laquelle n’a pas protesté ni même été dérangée par les paroles de son accompagnateur.

Je commence à avoir de doutes désormais sur la crédibilité de certains de nos représentants officiels qui font des belles déclarations pour le Parthénon dans les réceptions mondaines et les congrès, mais qui se moquent du peuple grec et ne cherchent pas à réparer une injustice.

Le Parthénon, symbole universel de la civilisation, est le seul monument historique en Europe qui attend toujours le retour de ses marbres volés.
La participation des citoyens organisés dans des associations culturelles peut contribuer efficacement à cette noble lutte pour le Parthénon.

Le Président de l’association « Retour au Parthénon »

Dimitri Pantelidis

« Retour au Parthénon » Email : retourparthenon@club-internet.fr
6A, Rue des Fontaines Site : http://retourauparthenon.blogspot.com 93230 Romainville (France) Blog :http://www.myspace.com/retour_au_parthenon

ΟΙ ΕΦΙΑΛΤΕΣ ΤΟΥ ΠΑΡΘΕΝΩΝΑ

Παίρνοντας αφορμή την πολιτιστική εκδήλωση και την προβολή της ταινίας «Les secrets du Parthénon » του Garry Glassman στις 24 Ιαουνουαρίου 2009, στην Cite de l’Architecture et du Patrimoine στο Παρίσι, θέλω να φέρω εις γνώσιν σας το ακόλουθο απίστευτο επεισόδιο :

Μετά την προβολή της ταινίας και κατά την διάρκεια της συζήτησης που επακολούθησε μεταξύ Γάλλων καθηγητών αρχιτεκτονικής, και το κοινό, εθεσα την ερώτηση : « Παρακαλώ μπορείτε να μας πείτε πότε επιτέλους θα επιστραφούν τα μάρμαρα του Παρθενώνα στον τοπο της προέλευσης τους στην Αθήνα; ».

Μόλις πρόλαβα να τελειώσω την ερώτηση μου, πετάχθηκε αμέσως ενας κύριος εξαγριωμένος ο οποίος είπε : « είμαι έλληνας , αλλά οι Αγγλοι έχουν δίκηο που κρατούν τα μάρμαρα του Παρθενώνα στο Βρετανικό Μουσείο, διότι τα αγόρασαν απο τους τούρκους τότε που δεν υπήρχε Ελλάδα ».

Μίλησε επι ώρα μπροστά στους κατάπληκτους καθηγητάς και το γαλλικό κοινό και τείνοντας το χέρι προς εμένα τελείωσε με την φράση «δεν θα τα έχετε ποτέ τα μάρμαρα » .
Τα επειχειρήματα που ανέφερε ούτε ο διευθυντής του Βρετανικού Μουσείου MacGregor δεν θα τολμούσε να προφέρει.

Του απήντησα πως τα μάρμαρα του Παρθενώνα δεν ηταν ποτέ για πούλημα και μια κυρία προσκεκλημένη στην εκδήλωση αυτή, διάσημη Γαλλίδα αρχαιολόγος επενέβη και διαμαρτηρήθηκε για τις ανακριβείς δηλώσεις του.

Eννοείται οτι στο τέλος της εκδήλωσης αρκετοί Ελληνες τον πλησιάσαμε και του ζητήσαμε εξηγήσεις για την ανθελληνική στάση του.
« Ειναι γνωστό πως αυτοί που υπηρετούν ξένα συμφέροντα εις βάρος της χώρας τους ειναι πιο σκληροί και απο τους αφέντες τους ».

Αυτό ομως που με λύπησε περισσότερο είναι οταν έμαθα οτι αυτός ο «κύριος» συνόδευε την υπουργό της Ελλάδος στην έδρα της UNESCO στο Παρίσι, η οποία δεν διαμαρτηρήθηκε, ουτε ενοχλήθηκε, απο τα λεγόμενα του συνοδού της.

Αρχίζω να αμφιβάλλω πλέον για την αξιοπιστία ορισμένων αντιπροσώπων μας οι οποίοι κάνουν μεν ωραίες δηλώσεις για τον Παρθενώνα, σε δεξιωσεις και συνέδρια, αλλά δεν κάνουν τίποτε αλλο από το να κοροιδεύουν τον Ελληνικό λαό και να διαιωνίζουν ετσι μιά αδικία.

Ο Παρθενώνας, παγκόσμιο σύμβολο του πολιτισμού, ειναι το μόνο ιστορικό μνημείο στην Ευρώπη που περιμένει να επιστραφούν τα κλεμμένα μαρμαρα του.

Η συμμετοχή των πολιτών, οργανωμένων σε πολιτιστικούς συλλόγους, μπορεί να συμβάλλει αποτελεσματικά στον ευγενικό αυτόν αγώνα για τον Παρθενώνα.


Ο πρόεδρος του συλλόγου
Επιστροφή στον Παρθενώνα « Retour au Parthénon »

Δημήτρης Παντελίδης


Adresse Postale Email : retourparthenon@club-internet.fr
« Retour au Parthénon » Site : http://retourauparthenon.blogspot.com
6A, Rue des Fontaines Blog :http://www.myspace.com/retour_au_parthenon
93230 Romainville (France)

vendredi 23 janvier 2009

PROCHAINE MANIFESTATION EN FAVEUR DU PARTHENON

Manifestation culturelle pour le retour des marbres du Parthénon



L'association « Retour au Parthénon », en liaison avec l'association et troupe de théâtre antique Démodocos, propose d'organiser à Paris, à la Sorbonne, pour le printemps 2009, une soirée en écho à la prochaine inauguration du nouveau Musée archéologique de l'Acropole d'Athènes.

Cette soirée ouverte au grand public consistera dans l'évocation du message de Périclès, concepteur des grands travaux de l'Acropole après les destructions des guerres médiques en 480, exemple d'une volonté sans précédent affirmée par le stratège antique devant l'universel et l'éternité.


1. Le Parthénon, patrimoine de l'humanité

Le caractère exceptionnel du Parthénon parmi les monuments de l'Acropole et toutes les oeuvres architecturales et plastiques transmises par l'Antiquité, et la brutalité avec laquelle, on le sait, lord Elgin a fait procéder à l'arrachement des marbres de la frise, détenues et exposés majoritairement au British Museum, ont fait naître la revendication grecque de leur restitution, sous l'impulsion de Mme Melina Mercouri.

Au-delà qu'une simple et sentimentale revendication patriotique, à laquelle sont attachés les Grecs, il s'agit de plaider, au nom de tous les citoyens du monde attachés au message universel transmis par la cité antique d'Athènes, et à titre exceptionnel (car il n'est pas question d'engager un processus de restitution des oeuvres patrimoniales conservées par les musées), en faveur de la réunion de ce patrimoine de l'humanité dans son site d'origine.

Dans cet esprit, le nouveau Musée a prévu une place pour les marbres dispersés de la frise. Le Vatican et d'autres Musées ont accepté spontanément de remettre au Musée le dépôt qu'un accident de l'Histoire avait égaré dans leurs réserves.

Que feront le Musée du Louvre et surtout le Musée Britannique ? Quelle solution juridique permettra de remettre à l'Acropole ce que l'histoire peut expliquer, mais en aucune manière justifier ? Le rêve de Melina Mercouri ne restera-t-il qu'un voeu pieux ?

Quelles que soient les raisons et modalités de leur arrachement, qui ont certes permis leur conservation, qui aujourd'hui, quel pays concerné, refuserait l'honneur et la gloire indéfectibles de remettre les marbres à leur place légitime ?



2. Déroulement de la soirée

Pour évoquer la magnificence de ce monument, dont le regard domine à tout jamais Athènes et le monde, la soirée se déroulera en quatre temps.

- une conférence inaugurale, par un orateur à déterminer (30 minutes)

- une projection d'un film sur l'Acropole et ses travaux (30 minutes)

- une représentation théâtrale d'Erechthée ou les enfants d'Athéna, fragments d'Euripide reconstitués par la Cie Démodocos, en grec ancien, français et grec moderne, mise en scène de Philippe Brunet (durée 40 minutes).

- La manifestation sera clôturée par des groupes folkloriques grecques



Résumé de la pièce d’Erechthée ou les enfants d’Athéna

Aux temps mythiques d'Athènes, l'Acropole attaquée par ses ennemis est sauvée par la piété de son peuple, le sacrifice des filles du roi Erechthée, probablement représenté sur la frise du Parthénon, et l'intervention d'Athéna : la déesse fonde le sanctuaire de l'Erechtheion sur l'Acropole. L'intervention d'Athéna, transmise par un papyrus de la Sorbonne, est mise en scène de manière spectaculaire en Athéna Parthénos, telle que Phidias l'avait figurée au coeur du Parthénon, avec un choeur nombreux de jeunes athéniennes.
Avec patience et minutie, le travail philologique et artistique de la compagnie permet de revivre un grand moment du mythe fondateur d'Athènes.

Le travail de Philippe Brunet, helléniste réputé, professeur à l'université de Rouen, qui a fait lire trois fois, intégralement, sa nouvelle traduction de l'Iliade (Sorbonne, festival d'Avignon, Athènes) à paraître au Seuil, consiste à sauver les fragments dispersés, éclatés, de la tragédie antique, à en restituer la voix (par une recherche sur le rythme et la phonétique du grec ancien), le rythme (par la transposition française), la musique (reconstituée dans les modes grecs par François Cam), mais aussi le costume, le geste et la danse.

La compagnie Démodocos avait créé Erechthée ou les enfants d'Athéna en Sorbonne en hommage à Mme de Romilly le 12 octobre 2007 à l'occasion de la réalisation du tournage Les secrets du Parthénon pour ARTE.

La compagnie a monté l'Orestie (1997-98), les Perses (2000-04), Antigone (2005-2008), ainsi que de nombreux spectacles inspirés de l'Odyssée, dont Circé.
Les Perses et Circé ont été joués à Athènes, sur l'invitation de l'UNESCO du Pirée.