FETE DE NOTRE ASSOCIATION, LE 17 MAI 2009
La fête que notre Association a organisée le 17 Mai 2009 à la maison de la Grèce a été couronnée de succès. La salle était archicomble des visiteurs Grecs et Français philhellènes et nous avons inscrits un grand nombre des nouveaux adhérents.
Ci-dessous les brefs discours de Dimitri Pantelidis (Président) de Yannis Mavrakakis (Secrétaire général), et de Mr Alexandre Mitzalis (membre)
Mr Pantelidis
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
La lutte que nous menons pour le retour des marbres du Parthénon a Athènes, concerne tous les Hellènes et Philhellènes de France.
Ensemble nous pouvons réussir en unissent nos efforts autour de cette juste et noble cause.
Le Parthénon, symbole universel de la civilisation, reconnu comme tel de tous et même par ceux qui l’ont démembré et pillé, reste néanmoins le seul monument national et historique en Europe, qui attend encore le retour des ses marbres volés.
Rien ne justifie aujourd’hui la détention des ces Marbres par la Grande Bretagne qui devrait les rendre au Parthénon car ils lui appartiennent.
Aucun peuple ne peut accepter une telle injustice, sans réagir.
Notre association est décidée à poursuivre sa lutte malgré les obstacles qu’elle rencontre.
C’est grâce aux efforts de nous tous que les Marbres du Parthénon reviendront un jour, sur l’Acropole d’Athènes.
Adhérez sans tarder à notre association. En défendent cette cause nous défendons aussi notre dignité et nous gagnons l’estime et le respect des autres peuples.
Dimitri Pantelidis
ACTIONS ET PROJETS DE NOTRE ASSOCIATION
Par Yannis Mavrakakis
ACTIONS
· Notre association organise des Manifestations culturelles d’information et de sensibilisation de l’opinion publique pour la défense de notre cause, qui est le retour des marbres du Parthénon à leur lieu d’origine, l’Acropole d’Athènes.
· De groupes de notre association ont effectué des visites de protestation pacifiques devant les fragments des frises pillés au British Muséum et au Louvre.
· Nous avons crée un site et un blog d’information sur Internet, suivi d’un courrier pour diffuser ces adresses électroniques à toutes les associations helléniques et philhellènes francophones, ainsi qu’aux associations des professeurs du Grec ancien en France.
· Nous avons écrits de lettres ainsi que des emails aux différents autorités, tels que le Premier Ministre Anglais, le directeur du British Muséum, le ministre de la culture Français, le Pape, et le directeur général de l’Unesco pour demander le retour des frises au nouveau musée de l’Acropole.
· Nous avons adressé des lettres aux autorités Grecques pour dénoncer l’inertie des certains technocrates quant a la requête de la Grèce pour le retour des marbres à Athènes.
· Des membres de notre association ont écrit des articles à des journaux Grecs en faveur de notre cause, et en France nous diffusons des tracts d’information ainsi qu’un bulletin avec des articles sur le pillage des Marbres par Lord Elgin.
PROJETS
· Nous projetons d’organiser une grande fête culturelle à la Sorbonne à Paris.
· Une visite au nouveau Musée de l’Acropole s’il y a suffisamment des participants.
· Une nouvelle visite au British Muséum en collaborant avec plusieurs associations Européennes qui ont les mêmes objectifs.
Je termine en vous disant que nous sommes ouverts à toutes les propositions et les idées qui peuvent faire faire avancer notre cause.
On vous incite tous d’écrire un email aux autorités Anglaises sollicitant le retour des marbres au nouveau musée de l’Acropole. ( Des modèles de ces emails en anglais avec les adresses correspondantes existent dans notre blog : http://www.myspace.com/retour_au_parthenon)
UN PLAIDOYER POUR LE RETOUR DES FRISES DU PARTHENON DU BRITISH MUSEUM AU NOUVEAU MUSEE DE L’ACROPOLE
PAR ALEXANDRE MITZALIS
Le but de cette intervention est de démontrer la différence de points de vue entre le poète grec Constantin Cavafy et le poète anglais lord Byron, sur une question d’éthique*.
Mettant en parallèle « Les Thermopyles » du premier et « La Malédiction de Minerve » du second, si nous remplaçons le mot Thermopyles par Parthénon, nous avons les données souhaitées pour une comparaison. C. Cavafy dans son poème fait un vibrant hommage au sacrifice de 300 hoplites lacédémoniens et à Léonidas, roi de Sparte, mais il ne s’arrête pas là. Le poète va au delà de l’événement historique pour atteindre les sphères de l’humain et de l’universel. Nous lisons :
Les Thermopyles
Honneur à ceux qui, dans leur vie,
se sont donné pour tâche, la garde des Thermopyles.
Jamais ne s’écartant du devoir ;
intègres et justes dans tous leurs actes,
mais avec indulgence et pitié ;
généreux s’ils sont riches, et s’il leur arrive
d’être pauvres, généreux dans leur modestie,
et secourables autant qu’ils le peuvent ;
se faisant fort de parler vrai,
mais sans haine pour ceux qui ont failli.
Nous verrons par la suite combien est différente la position de Lord Byron, impitoyable et plein de mépris pour Lord Elgin, le spoliateur des frises du Parthénon.
Et Cavafy finit son poème serein et imperturbable dans la fatalité du destin :
La fête que notre Association a organisée le 17 Mai 2009 à la maison de la Grèce a été couronnée de succès. La salle était archicomble des visiteurs Grecs et Français philhellènes et nous avons inscrits un grand nombre des nouveaux adhérents.
Ci-dessous les brefs discours de Dimitri Pantelidis (Président) de Yannis Mavrakakis (Secrétaire général), et de Mr Alexandre Mitzalis (membre)
Mr Pantelidis
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
La lutte que nous menons pour le retour des marbres du Parthénon a Athènes, concerne tous les Hellènes et Philhellènes de France.
Ensemble nous pouvons réussir en unissent nos efforts autour de cette juste et noble cause.
Le Parthénon, symbole universel de la civilisation, reconnu comme tel de tous et même par ceux qui l’ont démembré et pillé, reste néanmoins le seul monument national et historique en Europe, qui attend encore le retour des ses marbres volés.
Rien ne justifie aujourd’hui la détention des ces Marbres par la Grande Bretagne qui devrait les rendre au Parthénon car ils lui appartiennent.
Aucun peuple ne peut accepter une telle injustice, sans réagir.
Notre association est décidée à poursuivre sa lutte malgré les obstacles qu’elle rencontre.
C’est grâce aux efforts de nous tous que les Marbres du Parthénon reviendront un jour, sur l’Acropole d’Athènes.
Adhérez sans tarder à notre association. En défendent cette cause nous défendons aussi notre dignité et nous gagnons l’estime et le respect des autres peuples.
Dimitri Pantelidis
ACTIONS ET PROJETS DE NOTRE ASSOCIATION
Par Yannis Mavrakakis
ACTIONS
· Notre association organise des Manifestations culturelles d’information et de sensibilisation de l’opinion publique pour la défense de notre cause, qui est le retour des marbres du Parthénon à leur lieu d’origine, l’Acropole d’Athènes.
· De groupes de notre association ont effectué des visites de protestation pacifiques devant les fragments des frises pillés au British Muséum et au Louvre.
· Nous avons crée un site et un blog d’information sur Internet, suivi d’un courrier pour diffuser ces adresses électroniques à toutes les associations helléniques et philhellènes francophones, ainsi qu’aux associations des professeurs du Grec ancien en France.
· Nous avons écrits de lettres ainsi que des emails aux différents autorités, tels que le Premier Ministre Anglais, le directeur du British Muséum, le ministre de la culture Français, le Pape, et le directeur général de l’Unesco pour demander le retour des frises au nouveau musée de l’Acropole.
· Nous avons adressé des lettres aux autorités Grecques pour dénoncer l’inertie des certains technocrates quant a la requête de la Grèce pour le retour des marbres à Athènes.
· Des membres de notre association ont écrit des articles à des journaux Grecs en faveur de notre cause, et en France nous diffusons des tracts d’information ainsi qu’un bulletin avec des articles sur le pillage des Marbres par Lord Elgin.
PROJETS
· Nous projetons d’organiser une grande fête culturelle à la Sorbonne à Paris.
· Une visite au nouveau Musée de l’Acropole s’il y a suffisamment des participants.
· Une nouvelle visite au British Muséum en collaborant avec plusieurs associations Européennes qui ont les mêmes objectifs.
Je termine en vous disant que nous sommes ouverts à toutes les propositions et les idées qui peuvent faire faire avancer notre cause.
On vous incite tous d’écrire un email aux autorités Anglaises sollicitant le retour des marbres au nouveau musée de l’Acropole. ( Des modèles de ces emails en anglais avec les adresses correspondantes existent dans notre blog : http://www.myspace.com/retour_au_parthenon)
UN PLAIDOYER POUR LE RETOUR DES FRISES DU PARTHENON DU BRITISH MUSEUM AU NOUVEAU MUSEE DE L’ACROPOLE
PAR ALEXANDRE MITZALIS
Le but de cette intervention est de démontrer la différence de points de vue entre le poète grec Constantin Cavafy et le poète anglais lord Byron, sur une question d’éthique*.
Mettant en parallèle « Les Thermopyles » du premier et « La Malédiction de Minerve » du second, si nous remplaçons le mot Thermopyles par Parthénon, nous avons les données souhaitées pour une comparaison. C. Cavafy dans son poème fait un vibrant hommage au sacrifice de 300 hoplites lacédémoniens et à Léonidas, roi de Sparte, mais il ne s’arrête pas là. Le poète va au delà de l’événement historique pour atteindre les sphères de l’humain et de l’universel. Nous lisons :
Les Thermopyles
Honneur à ceux qui, dans leur vie,
se sont donné pour tâche, la garde des Thermopyles.
Jamais ne s’écartant du devoir ;
intègres et justes dans tous leurs actes,
mais avec indulgence et pitié ;
généreux s’ils sont riches, et s’il leur arrive
d’être pauvres, généreux dans leur modestie,
et secourables autant qu’ils le peuvent ;
se faisant fort de parler vrai,
mais sans haine pour ceux qui ont failli.
Nous verrons par la suite combien est différente la position de Lord Byron, impitoyable et plein de mépris pour Lord Elgin, le spoliateur des frises du Parthénon.
Et Cavafy finit son poème serein et imperturbable dans la fatalité du destin :
Et plus d’honneur encore leur soit rendu
lorsqu’ils prévoient (et nombreux sont ceux qui prévoient)
qu’ Ephialtès pour finir va se manifester,
et que les Mèdes, un jour, finiront par passer.*
Il est évident que « Les Thermopyles » (comme le « Parthénon ») deviennent un symbole pour signifier la défense désespérée d’une cause noble. C’est une expression très courante en Grèce pour quelqu’un qui se bat désespérément. Alors nous disons : « C’est un homme qui défend des Thermopyles ».
Ainsi Cavafy prône « indulgence et pitié » et « absence de haine pour ceux qui ont failli ». Aux antipodes de Cavafy, lord Byron dans son poème « La malédiction de Minerve » fait une critique acerbe, sans pitié, de lord Elgin, le voleur des frises, le spoliateur du temple d’Athéna.
Voici quelques extraits de ce long poème où le poète de « Manfred » et de « Pélérinage de Childe Harold » n’épargne aucun des pilleurs du Parthénon, même pas l’Angleterre, son propre pays et ne leur trouve aucune excuse.
Athéna parle à lord Byron en faisant référence à Elgin. Après une courte introduction, le poète évoque l’apparition de Minerve devant lui : « Mortel, dit-elle, la rougeur qui couvre ton visage m’annonce que tu es Anglais, nom autrefois glorieux d’un peuple le premier en puissance et en liberté, descendu aujourd’hui dans l’estime du monde… Echappé aux ravages des Turcs et des Goths, il a fallu que ton pays envoyât ici un spoliateur qui les surpassât tous. Regarde ce temple vide et profané : compte les débris qui lui restent encore… ».
Et la déesse, s’adressant à Lord Byron continue ses brimades et ses accusations envers Elgin : « Mortel, entends en silence mes ordres irrévocables. D’abord ma malédiction tombera sur la tête de l’auteur de ce forfait, sur lui et sur toute sa postérité… Qu’il demeure donc éternellement, statue immobile , sur le piédestal du mépris. Mais ce n’estpas seulement lui que frappera ma vengeance ; elle s’étendra aussi sur l’avenir de ta patrie… ».*
La déesse protectrice d’Athènes n’arrête pas de lancer ses foudres contre les voleurs des marbres . Dans son long poème, Byron ne trouve aucune excuse au maudit pilleur de frises et il jette l’anathème sur Elgin et sur toute l’Angleterre.
Ainsi devant les malheurs de l’histoire, Cavafy est un stoïque tandis que Byron brandit, tel un archange, son épée contre les auteurs de la profanation du Parthénon. Pour le poète anglais qui, de son vivant, était l’idole de toute l’Europe et, selon les termes d’Alfred de Musset, « Pendant toute sa vie cherchait pour qui mourir », pour finir sa vie à Missolonghi à trente-six ans, en 1824, aux côtés des combattants grecs, nous n’avons que des mots de gratitude. Les membres de l’Association « Retour au Parthénon » ne peuvent que s’incliner devant son intransigeance pour le bien et la justice. Que sa mémoire éclaire toujours les philhellènes et qu’elle soit toujours vivante pour inspirer les dirigeants de son pays. Nous autres qui réclamons les marbres, nous méditons sur l’indulgence que prône Cavafy, mais nous saurons être tenaces dans cette démarche des citoyens pour leur culture. Il n’y a pas d’autre mot pour exprimer la colère que nous éprouvons pour le pillage d’Elgin et nous espérons une compréhension, un geste de l’Angleterre pour qu’enfin les marbres soient les Pierres de l’Honneur et non les marbres de feu de la passion. C’est ce qu’exigent le droit et la morale internationale, valeurs auxquelles toute l’Europe est attachée. A l’instar de Cavafy, nous pouvons dire en finissant cette intervention :
Honneur à ceux qui, dans leur vie,
se sont donné pour tâche la garde des Parthénons.
Alexandre MITZALIS
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* Traduit de l’anglais par Benjamin Laroche
* Traduit du grec par Dominique Grandmont
