mercredi 29 octobre 2008

"Retour au Parthénon"

Présentation de l'Association

Chers Amis,

Voici 200 ans que Lord Elgin a arraché les marbres sacrés du Parthénon et les a envoyés en Angleterre. Le peuple grec était encore sous le joug ottoman et il ne pouvait pas réagir. Entassés pendant de longues années à Londres dans des hangars sordides les dieux et les héros grecs prisonniers et humiliés, attendaient d'être vendus comme des esclaves au bazar. Ils auraient préféré mourir sur la terre qui les a vus naître, pour éviter cette offense. Arrivé enfin à Londres Lord Elgin contacte "l'acheteur" et en marchandant bien, il vend les marbres à l'Etat anglais, qui à son tour les "offre" au British Muséum à Londres, comme s'il s'agissait de sa propriété légitime. Même si les auteurs de ce crime proclament qu'ils ont agi ainsi pour sauver les Marbres du Parthénon, ceci ne justifie pas qu'ils soient les propriétaires. Si vraiment ils voulaient les protéger ils auraient pu le faire sur place au lieu de profiter pour piller le temple. Pour le retour des marbres du Parthénon, les autorités grecques font d’infatigables efforts pour obtenir la compréhension des Britanniques et parvenir à l’heureuse résolution de la juste requête des Grecs. Mais les années passent sans que ces efforts aboutissent à un résultat. Devant l’intransigeance des autorités britanniques, leur attitude dure et inacceptable, nous avons décidé, nous, citoyens libres épris de justice, sans aucun intérêt personnel ou autre, d’exiger et de lutter désormais pour le prompt retour des Marbres du Parthénon en Grèce. L’attitude pressante que nous voulons adopter, n’est pas le fruit d’un égocentrisme obstiné et déraisonnable, c’est simplement que nous ne pouvons plus accepter : LE PILLAGE DE NOTRE HISTOIRE De quel droit les Britanniques détiennent ils le plus précieux héritage historique des Grecs ? Comment pouvons-nous rester de simples spectateurs, devant une telle injustice ? Nous savons tous que le Parthénon, symbole de la civilisation occidentale, représente aussi la dignité des Grecs, et qu’il est le témoin de l’histoire et de la grandeur passée de la Grèce, Pendant les 400 ans d’esclavage qu’a subis notre nation sous le joug ottoman, il éclairait notre mémoire afin de garder notre identité. Le directeur du musée britannique, Monsieur Neil Mac Gregor, expert en objets d’art, sans scrupule d’être l’actuel geôlier des marbres arrachés au Parthénon, a l’arrogance de provoquer ceux qui revendiquent le retour de leur patrimoine national, en les qualifiant de « nationalistes ». C’est vraiment le monde à l’envers, c'estl’apologie des voleurs et des receleurs et le règne des « parrains » de la culture. Nous n’acceptons pas que le marché de la culture, permette à celui qui a l’argent et l’influence de prendre possession du patrimoine culturel de quelqu’un d’autre, et comme dépositaire de cet héritage, de s’en approprier. Cette attitude est indigne des peuples civilisés. C'est la loi de la jungle. Pour faire revenir les marbres au Parthénon, la participation de nous tous est indispensable. Il faut être nombreux pour que l’on nous écoute et que l’on nous respecte. Voilà, mes amis, à quelle noble lutte nous vous invitons, rejoignez notre association « Retour au Parthénon », en nous écrivant à notre adresse électronique: "retourparthenon@club-internet.fr", ou à notre adresse postale. Le Bureau : Pantelidis Dimitri, Mitzali Tania, Paleologos Athanase, Reynaud Marie-Estelle, Mavrakakis Yannis, Mitzalis Alexandros Adresse Postale de l'Association : Retour Au Parthénon 6A, Rue des Fontaines 93230 Romainville France.
Les citoyens du monde épris de justice, qui veulent participer avec nous à la noble cause de la restitution des Marbres de Parthénon à l'Acropole d'Athénes sont bien venus.

Arguments pour dénoncer le pillage du temple, de Janine Agathangelos


Mesdames, Messieurs, Chers Amis,


Pour ne pas nous perdre dans le labyrinthe des considérations juridiques et politiques et pour éviter toutes diatribes stériles et sans fin, nous ne ferons appel qu'à des arguments de bon sens pour dénoncer le pillage commis il y a deux siècles par Lord Elgin et exiger le retour rapide des Marbres du Parthénon.

Nos principaux arguments sont les suivants :


1er argument :

Nous exigeons la restitution des Marbres du Parthénon parce qu'ils font intégralement partie de ce temple unique au monde, et son démembrement constitue un crime.

Ce crime est d'autant plus condamnable que les Marbres arrachés n'étaient pas des œuvres d'art séparées ou indépendantes, comme un vase, un tableau, une statue… Au plan architectural, ils constituaient l'ornementation la plus parfaite dans cet ensemble d'art sublime et au plan religieux ils étaient le cœur-même du message qui rayonnait du temple.


2e argument :

Lord Elgin a profané et pillé le Parthénon, c'est un fait. Il n'a jamais demandé l'avis de la Grèce qui était alors sous le joug ottoman. Peu importe s'il a eu ou non des autorisations du sultan. Il a justifié son acte en prétendant qu'il avait des autorisations officielles de l'occupant ottoman. Mais alors, si pendant la terrible occupation nazie en Grèce en 1941, un profiteur, très influent, avait emporté le reste du Parthénon en prétextant qu'il avait les autorisations des autorités occupantes, cet acte n'aurait-il pas été criminel ?

Son acte est d'autant plus ignoble qu'il en a profité pour spolier une faible nation abandonnée de ce qu'elle possède de plus précieux.

Lord Byron, le grand poète anglais, a été un des premiers à crier son indignation et sa douleur devant ce crime et devant cette injustice faite au peuple grec, et depuis deux siècles, les Grecs témoignent respect et reconnaissance au grand poète anglais qui a offert sa vie à la libération de leur nation et qui est mort en combattant sur cette terre de civilisation qu'il aimait tant.


3e argument :

Depuis l'année 1801, les chefs-d'œuvre pillés par Lord Elgin arrivaient à Londres par cargaisons entières sur des navires de guerre anglais. Entassés pêle-mêle dans des hangars sordides, pendant des années, dans l'humidité et la souillure, sans protection, les dieux et les héros de l'Antiquité attendaient d'être vendus au plus offrant.

Ce précieux patrimoine, héritage de l'humanité, était abandonné à la merci d'un spéculateur !!

Pendant des années, de 1801 à 1815, les autorités anglaises ne se sont nullement inquiétées des dangers réels qui menaçaient les Marbres, et n'ont rien fait pour les protéger ni pour arrêter le massacre et le pillage de la Grèce. Pourtant, elles avaient la possibilité de le faire. Ces « admirateurs » du Parthénon attendaient l'arrivée de Lord Elgin pour « traiter l'affaire ».

Cette attitude criminelle s'explique par la collusion qui existait entre les autorités anglaises et Lord Elgin.

En 1806, Lord Elgin, revenu enfin à Londres, commence les négociations pour la vente de sa prise avec l'Etat anglais.

Les marchandages ont duré presque dix ans et en 1816, voleur et receleurs concluent « l'affaire » sous une apparence de légalité, en dépit des protestations indignées de personnalités éminentes.

Les Marbres du Parthénon sont alors installés définitivement au British Museum à Londres. Ils y sont encore aujourd'hui.

Le dépouillement des chefs-d'œuvre du Parthénon, victimes de la convoitise et de la cupidité des hommes, entache la civilisation et l'attitude intransigeante de ceux qui les détiennent est inacceptable.

Et je cite ici les paroles que Melina Mercouri avait prononcées devant les autorités anglaises :

« La grandeur d'un pays ne se mesure pas à tout ce qu'il a conquis ni à ce qu'il a pris ni à ce qu'il a gardé. La véritable fierté d'un pays se mérite par la réparation des injustices et la reconnaissance de la vérité et de la justice. »

Aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies, dans une Europe fraternelle, pour que le mal soit réparé et nous attendons la bonne volonté des Anglais.

Dans sa grande majorité, le peuple britannique est favorable au retour des Marbres. En réponse au cri d'indignation de Lord Byron, l'Angleterre s'honorerait devant l'Histoire en réparant l'outrage infligé au symbole de la civilisation hellénique, source de notre civilisation européenne.

Ce geste magnanime, comme la générosité britannique en a souvent montrés, serait pour tout homme épris de liberté le signe concret que l'humanité n'est pas une valeur périmée et qu'en dépit de moments de doute, elle demeure, notre référence ultime.

Notre Association luttera, avec l'aide de vous tous, pour que justice soit faite et voir les Marbres revenir sur l'Acropole d'Ahènes

Retour de Frises : Réponses aux arguments du British Museum

lundi, juin 02, 2008

· Les marbres du Parthénon ont été achetés aux autorités légales de l'époque avec un firman (autorisation) du Sultan.

· Cet argument n'est pas valable car les grecs étant sous occupation turque ne pouvaient pas réagir. Les marbres du Parthénon n'ont pas été achetés, Lord Elgin a soudoyé les gardiens ottomans de l'Acropole et il a pillé le temple. Si pendant la terrible occupation nazie en Grèce en 1941, un profiteur, très influent, avait emporté le reste du Parthénon en prétextant qu'il avait les autorisations des autorités occupantes, cet acte n'aurait-il pas été criminel ? Il est d'autant plus ignoble car il a spolié une faible nation abandonnée de ce qu'elle possédait de plus précieux.

· Les marbres du Parthénon ont été sauvés de la destruction

· L'Angleterre, à cette époque, grâce à sa puissance, pouvait protéger les marbres sur place. Lord Elgin, lors du pillage, a endommagé une grande partie des frises durant l'horrible démembrement ; par ailleurs une partie d'entre elles a été découpée à la scie pour faciliter le transport en Angleterre.....

Les frises qui n'ont pas pu être enlevées par Lord Elgin sont restées en bon état encore aujourd'hui et sont visibles depuis peu au nouveau musée de l'Acropole.

· Les marbres du Parthénon auraient été endommagés par le niveau de pollution à Athènes

· Les frises du Parthénon transportées en Angleterre n'ont pas été protégées correctement, et elles ont souffert lors de leur stockage dans des hangars improvisés pendant 15 ans (1801-1815). Après leur installation au British Museum en 1816 elles ont aussi été abîmées lors du traitement chimique subi pour leur entretien en 1938.


La pollution à Athènes ne s'est manifestée qu'après 1960 et actuellement les frises restées à Athènes sont protégées dans de très bonnes conditions au tout nouveau musée de l'Acropole.

· Si on permet le retour des marbres du Parthénon en Grèce, plusieurs pays vont formuler des demandes similaires pour leurs trésors qui se trouvent dans les grands musées.

Le Temple historique du Parthénon est le symbole de l'identité grecque. Il n'est pas uniquement une œuvre d'art à visiter. Les frises réunies font un ensemble qui pourrait être vu en même temps que le Parthénon dans une salle spécialement prévue à cet effet dans le nouveau Musée de l'Acropole. Par ailleurs, le gouvernement grec a déclaré qu'il ne reclame pas d'autres œuvres d'art, si ont été légalement acquises et se trouvent dans les musées du monde.

· ''L'universalisme' des collections du British Museum justifie que soient exposés a les objets de l'Antiquité grecque au même titre que tout autre chef-d'oeuvre de l'humanité.....

· En ce qui concerne la notion de « l'universalité », nous nous reportons au discours du Mr Georges Anastassopoulos président de la conférence de l'Unesco en Mars 2008 qui a répondu à cette question : 'Les monuments contribuent à la création d'une conscience culturelle dans une zone géographique donnée (...) La notion d'accès universel aux biens culturels exposés dans certains musées présentant un caractère universel ne saurait primer sur la notion morale et juridique de propriété'.

Si nous ne restituons pas les biens culturels dans leur milieu d'origine et leurs environnement historique, nous risquons de les laisser vides de toute valeur universelle et même artistique. En les appropriant nous les rendons des simples objets de consommation.

Lettre au Premier Ministre britannique, Mister Gordon Brown

Subject: Return of Parthenon marbles conserved in the British Museum


jeudi, février 07, 2008


Mister, the Prime Minister,


Excuse me if I take the liberty of informing you about the creation in Paris of the association "Retour au Parthenon", whose purpose is to fight for the return of the Parthenon marbles to Athens in Greece.

All my life, I observed how deep was the sorrow of each Greek citizen, seeing the Parthenon symbol of the Athens civilization, mother of our European civilization, profaned, offended, and pillaged.

For the Greek nation, the Parthenon is not only a monument to visit, but the evidence of his dignity and his history.

During the time of the pillage, done by Lord Thomas Bruce, (count Elgin), the Parthenon was not protected by the powerful states of these years (England, France and Russia), and the Greek nation was under the ottoman domination and not able of any reaction.

In the nineteenth century, Lord Byron was one of the first personalities who were indignant at this disgraceful act; and even today, a lot of English citizens, as each citizen of the word passionate of justice are militants for the return of the Parthenon marbles.

The dispute about the marbles conserved in the British Museum was near to be closed with a happy end in 2004; the opportunity of the Olympic Games in Athens has afforded many eminent personalities to do a lot of noble efforts, but unfortunately all these efforts were annihilated by Mister Neil Mac Gregor director of the British Museum.

Mister the Prime Minister, by virtue of the powers invested in you, you have to take this noble politic decision, before 2012 (Olympic Games in London) respecting the Olympic ethic.

Mister the Prime Minister, this decision would be in the same time a grateful act for the Greek nation and a great honor for you, your government and Great Britain's glory.

Hoping you will read this letter,


Yours faithfully,


Pantelidis Dimitri

President of the Association:"Retour au Parthénon"